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Courrier de Russie: Le P’titCREF est plus qu’une école linguistique privée pour les tout-petits.

Le P’titCREF est plus qu’une école linguistique privée pour les tout-petits. C’est aussi et surtout une véritable école maternelle, où les activités éducatives se déroulent en trois langues : français, anglais et russe.

Virginie Durand : Je suis arrivée à Moscou en 1998, pour enseigner le français aux adultes dans un centre linguistique franco-russe. Et très vite, avec le propriétaire de ce centre, M. Bertrand Coue, nous avons compris la nécessité de créer un lieu similaire pour les enfants. Le P’titCREF a vu le jour en septembre 2003. Au départ, je pensais à un centre bilingue, mais l’anglais s’est rapidement imposé comme langue de communication universelle, car nous accueillons des enfants de plusieurs nationalités : Turcs, Italiens, Allemands, Scandinaves… et même Japonais !

LCDR : Plus concrètement, comment se déroule l’éducation en trois langues ?

V.D. : À l’école P’tit CREF, chaque journée se passe en une langue : français, anglais ou russe. Il y a des groupes à dominante anglaise ou française, qui ont trois heures de cours de plus dispensés dans ces langues. Notre programme d’enseignement est conçu de façon à permettre aux tout-petits d’apprendre tout en s’amusant.
Nous avons des manuels P’tit-CREF pour chaque tranche d’âge avec des autocollants et des personnages amusants, et la série des P’tits Plus pour les activités extrascolaires du soir, comme La petite Matriochka – un livre d’activités sur la civilisation russe, grâce auquel les enfants se familiarisent avec les personnages des contes traditionnels, apprennent des recettes, par exemple le koulitch de Pâques… Ce livre va très bien, d’ailleurs, avec Les P’tits cuistots, un manuel d’activités autour des arts de la table à la française.

LCDR : Combien de temps faut-il à un enfant qui ne maîtrise pas de langue étrangère pour commencer à s’exprimer librement ?

V.D. : Nous avons des groupes à partir de deux ans, et même à partir d’un an et demi où les enfants peuvent venir avec leurs mamans. À cet âge, un enfant qui ne parle pas du tout de langue étrangère commence à comprendre, sans problème, à partir du 3ème mois en classe. Nos manuels sont très explicites, avec un enseignement basé sur l’image et les gestes. Nous avons par exemple des cartes-images qui aident les enfants à mémoriser des mots. Peu à peu, les élèves comprennent ce qu’il faut faire en classe, et commencent à parler. Mais les vrais bons résultats – c’est-à-dire quand les enfants font des phrases spontanément – arrivent au bout de trois années d’enseignement. Les élèves de notre grande section, vers 5-6 ans, maîtrisent tous le français, l’anglais et le russe.

LCDR : Laquelle des trois langues est privilégiée au quotidien ?

V.D. : Le russe reste la langue principale, car la majorité de nos élèves le parlent. Les étrangers commencent à le maîtriser très rapidement parce qu’ils sont dans un environnement majoritairement russe. C’est donc la langue dominante du quotidien : celle des moments de pause, des repas…

V.D. : Nous recrutons uniquement des professionnels de la petite enfance possédant une expérience de travail dans les écoles maternelles et avec les enfants étrangers. Chaque année, nous recherchons de nouvelles candidatures à travers la France, la Belgique, l’Angleterre et le Canada.

LCDR : Comment se passe le suivi scolaire ?

V.D. : Comme dans les écoles françaises, nous avons des cahiers de suivi ou les parents peuvent trouver les rapports quotidiens de l’activité de leur enfant.

LCDR : Quelles autres activités propose Le P’tit CREF ?

V.D. : Le soir, à partir de 17h, et le week-end, nous proposons le programme Les P’tits Plus, un assortiment d’activités extrascolaires qui peuvent se dérouler en anglais, en français ou en russe. Yoga, karaté, danse, arts plastiques, ateliers scientifiques… Et jusqu’à 19h, nous avons un service de garderie qui offre aux parents de la flexibilité sur les horaires.

LCDR : Comment le centre a-t-il évolué au cours de ces dix ans d’existence ?

V.D. : La toute première année, nous avions seulement 20 enfants inscrits – aujourd’hui, ils sont près de 200 sur tous les groupes. Nous avions commencé avec un programme français, russe et anglophone, élaboré sur la base du programme canadien. Maintenant, nous suivons les programmes des éducations nationales britannique, française et russe, en collant à leur progression. Mais nous trouvons des formes de présentation du matériel pédagogique permettant l’enseignement en plusieurs langues. Depuis deux ans, les enfants travaillent sur nos propres manuels, édités en interne, qui comportent des exercices, des activités, des coloriages, des autocollants… En bref, nous avons évolué au niveau de la forme, mais le concept ne change pas beaucoup.
Nous développons parallèlement du matériel pédagogique pour nos trois activités principales : la maternelle, les cours de langues (languages4kids) et les ateliers du soir (les P’tits Plus).

LCDR : Quels sont les objectifs à viser ?

V.D. : C’est, en premier lieu, le développement du matériel pédagogique. Cette année, nous avons créé des cours de langue interactifs pour les enfants, qui permettent d’apprendre vite et de manière ludique. Dans l’avenir, toutes nos méthodes seront déclinées dans les trois langues.
Il y a encore le développement en franchises. Cette année, nous avons ouvert deux nouveaux centres à Moscou, à Oulitsa 1905 goda et à Roubliovka, qui conservent l’esprit et la qualité de nos services. Le P’tit CREF de Nijni Novgorod existe depuis 2006, et celui de Kiev a ouvert en 2011. Aujourd’hui, tout le monde peut ouvrir son P’tit CREF !

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